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    La Principauté de Monaco, eldorado de l’emploi pour les Alpes-Maritimes

    La Principauté, sortie plus rapidement de la crise que ses voisins français et italien, continue à créer des emplois;Venus des Alpes-Maritimes, où le taux de chômage dépasse les 10 %, plus de 30.000 salariés y travaillent chaque jour.

    Des trains bondés, des axes routiers saturés. Pour rejoindre Monaco en début de journée, il faut se lever tôt, très tôt, pour être à l’heure. Les touristes, toujours aussi fascinés par le célèbre Rocher, n’y sont pour rien. Ce sont les Français du département voisin, les Alpes-Maritimes, qui galèrent pour aller chaque jour travailler en Principauté. Ils sont plus de 30.000 à s’y rendre, plutôt satisfaits d’avoir trouvé un emploi qui leur assure une solide couverture sociale et un salaire net supérieur à celui qu’ils pourraient toucher sur la Côte d’Azur. Une Principauté où les charges salariales sont inférieures de 10 points par rapport à la France.

    Face à une économie azuréenne qui tourne au ralenti avec 85.374 demandeurs d’emploi recensés dans les Alpes-Maritimes, fin février (+7 % sur douze mois), Monaco présente un solde positif de 1.270 emplois en 2013 (+2,7 % par rapport à 2012). Pas de déficit budgétaire. Pas de dette publique. La Principauté peut continuer à investir. Elle n’a pas échappé à la crise; en 2009 et 2010 les dépenses ont été supérieures aux recettes, mais le fonds de réserve souverain a permis de faire face. Depuis 2011, tout est rentré dans l’ordre.

    La Principauté a besoin de la main-d’oeuvre hexagonale. Les citoyens monégasques ne sont que 8.675 sur une population totale de 36.980 personnes incluant des résidents étrangers, souvent fortunés. Les actifs, recensés par l’Institut monégasque de la statistique, fin 2013, ne comptaient pas moins de 50.792 personnes, dont 46.600 pour le secteur privé. Moins de 15 % d’entre eux habitent Monaco. Les trois quarts viennent des Alpes-Maritimes, dont un quart seulement des communes limitrophes, Roquebrune-Cap-Martin, Capd’Ail, Beausoleil et La Turbie, où la pression foncière et le coût du mètre carré limitent de plus en plus les possibilités de logement. D’où la saturation des axes de communication.
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